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À l’issue des travaux sur la route intelligente du PREDIT 2 et du 5e PCRD, deux sujets ont été considérés comme insuffisamment traités : les aides à la conduite et les infrastructures, alors que des progrès potentiels en sécurité routière étaient jugés possibles. En effet, la majorité des accidents résulte d’une défaillance du conducteur dans l’une des phases du processus complexe qu’il doit gérer face à une situation accidentogène : perception de la scène, analyse, décision et action. Pour réduire le nombre d’accidents, il convient d’aider le conducteur, dans chacune de ces phases. L’aide aux conducteurs est nécessaire parce que leur réaction n’est généralement pas adéquate. Cette situation peut provenir de la route qui induit des comportements inadaptés, des autres usagers, d’obstacles ou de la dégradation des capacités de conduite du conducteur.

Pour la route, l’idéal serait que ses caractéristiques induisent naturellement des comportements sûrs. Malheureusement, la France possède un réseau secondaire dont le tracé est ancien et des routes à grande circulation, où débit et vitesse ont été privilégiés. La gestion des conflits, quant à elle, nécessite de bien connaître la position, la vitesse et les intentions des autres usagers afin d’engager au moment opportun les manœuvres d’évitement des collisions ou de réduction de leur impact. Enfin, les dégradations des capacités de conduite conduisent souvent à une perte de contrôle qu’il faut détecter pour engager des actions correctives.

Dans ce contexte, le groupe opérationnel (GO4) du PREDIT 3 traitant des technologies pour la sécurité a décidé d’inscrire la prise en compte des infrastructures comme action concertée  au même titre qu’ARCOS, 2 ans avant. Une étude d’opportunité menée fin 2003 / début 2004 a permis :


Cette étude d’opportunité a conduit au lancement de l’appel à propositions du projet SARI pour Surveillance automatisée des routes pour l’information des conducteurs et des gestionnaires.

L’appel a été lancé en mai 2004 et 2 propositions ont été retenues et lancées fin 2004, il s’agit de RADARR et d’IRCAD. Deux autres ont bénéficié d’une année supplémentaire pour leur mise au point et ont été lancées début 2006, il s’agit de VIZIR et d’AJISE.

Ces quatre thèmes constituent le cœur de l’action concertée SARI, qui, compte tenu de son ampleur, bénéficie d’une équipe dédiée à son animation scientifique. Le présent document constitue, à la fin du projet, le rapport final de la tranche 1 de ces travaux d’animation scientifique.